Le 10 avril 2026, Camille N. Johnson, présidente générale de la Société de secours de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, a rappelé à un auditoire en Utah l’importance de faire preuve de bienveillance.
« Les gestes de bonté quotidiens, tout au long de la vie, sont essentiels au bien-être des familles, des collectivités et des nations », a déclaré la présidente Johnson. Celle-ci s’est adressée à quelque 150 personnalités issues des milieux de l’éducation, des affaires, du gouvernement et des communautés religieuses lors du Sommet de la gentillesse 2026 qui s’est tenu au stade Rice-Eccles de l’université de l’Utah à Salt Lake City, en Utah.
Cultiver la gentillesse
« La bonté revêt un caractère profondément personnel. Pour moi, les gestes quotidiens de gentillesse sont le moyen de cultiver un cœur compatissant et bienveillant, a-t-elle expliqué. La bienveillance est une qualité fondamentale des femmes et des hommes les plus nobles. »
Sœur Johnson a pratiqué le droit avant d’être appelée à la présidence générale de la Société de secours, qui supervise plus de huit millions de femmes saintes des derniers jours.
« Dans une profession où le conflit est souvent la raison même du travail, les actes de bonté sont devenus pour moi un fil conducteur, a-t-elle poursuivi. J’exerçais le droit dans le but de changer, d’améliorer et de perfectionner les choses. […] Mes efforts, bien qu’imparfaits, étaient suffisants parce que je persévérais. »
La bienveillance au foyer
« Je crois que les enfants sont de nature bienveillante et qu’ils peuvent inciter les adultes à faire preuve de bonté, a confié la présidente Johnson. Mais je sais aussi qu’on peut leur inculquer l’intolérance et la haine. »
Sœur Johnson a parlé de la bonté que ses parents ont manifestée pendant son enfance. Elle aidait souvent sa mère à cuisiner des repas et l’accompagnait lors de visites à des gens dans le besoin.
« Nous cueillions des raisins chaque année, et elle préparait le meilleur sirop de raisin qui soit. Nous le partagions avec nos voisins », a-t-elle relaté.
La présidente Johnson a raconté que son père se distinguait par sa gentillesse et son amour pour son prochain. Elle a aussi été témoin de gestes de bonté échangés entre ses enfants et ses petits-enfants.
« Ne minimisons jamais le rôle des enfants. Ils sont naturellement bienveillants. Nous pouvons les inviter à se joindre à nous pour accomplir un geste de générosité par jour, dans l’espoir et la conviction qu’ils deviendront des adultes aimables », a-t-elle dit.
La bonté à l’échelle mondiale
La dirigeante religieuse a expliqué que son rôle au sein de la Société de secours lui avait donné « de nombreuses occasions de voir la gentillesse s’exprimer abondamment dans le monde entier ».
Sœur Johnson a donné des exemples de l’aide apportée par l’Église de Jésus-Christ et ses membres à ceux et à celles qui en ont besoin, notamment aux personnes réfugiées en Europe. Elle a également évoqué la campagne mondiale de l’Église qui vise à améliorer le bien-être des femmes et des enfants partout dans le monde.
Le programme « Prendre soin des femmes et des enfants » met l’accent sur la nutrition des enfants de moins de cinq ans, les soins maternels et néonatals, la vaccination et l’éducation.
« Aider un enfant, c’est investir dans l’avenir », a-t-elle déclaré.
« Bien que mon travail consiste actuellement à mener de vastes campagnes organisationnelles pour améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants dans le monde, ma tâche la plus importante consiste à reconnaître les besoins individuels immédiats autour de moi et à y répondre avec gentillesse, patience et amour », a expliqué sœur Johnson.
« Je nourris l’espoir sincère que nous devenions bienveillants en accomplissant un geste de bonté par jour », a-t-elle conclu.
Le Sommet annuel de la gentillesse est organisé par la Fondation de la famille Semnani. Cette dernière encourage les gestes de générosité au quotidien afin de bâtir une société plus compatissante.