Des membres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours de la région de Durham, en Ontario, se sont réunis le 14 juin 2026 pour souligner le cinquantième anniversaire de la création du pieu d’Oshawa. (Ce pieu s’appelait initialement « pieu de Toronto-Est »; son nom a été changé en 1986.) À l’occasion de cette célébration, le comité organisateur a rencontré quarante pionniers et dirigeants de l’Église de la région et a rassemblé des photographies, des objets d’époque et des documents retraçant leur histoire et qui étaient destinés à être exposés lors de l’événement.
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| Temple Square is always beautiful in the springtime. Gardeners work to prepare the ground for General Conference. © 2012 Intellectual Reserve, Inc. All rights reserved. | 1 / 2 |
De joyeuses retrouvailles
Presque tous les anciens présidents du pieu d’Oshawa ont pris part à la rencontre et se sont adressés aux membres. Bruce Smith, âgé de 97 ans, le premier président de pieu (1976-1983), et Sam Baker, âgé de 90 ans, le deuxième président du pieu (1983-1986), étaient du nombre.
Ces deux anciens présidents ne résident actuellement pas dans les limites du pieu, ce qui a fait de leur visite un moment de réjouissances pour plusieurs membres de l’Église qui ne les avaient pas vus depuis de nombreuses années.
L’organisatrice Lori LaFrance a dit au sujet de la journée : « Il régnait une merveilleuse atmosphère de retrouvailles. Nous savions tous que ce serait la seule occasion où tous ces présidents de pieu seraient réunis. »
Tout au long de la soirée, les liens d’affection et de solidarité étaient manifestes. Les membres de l’Église riaient ou pleuraient ensemble en écoutant leurs anciens dirigeants faire part de souvenirs et relater des anecdotes de leur passé commun.
« Nous nous appuyons tous sur les réalisations de ceux qui nous ont précédés; c’est pourquoi nous voulons leur rendre hommage et tirer des leçons de leur parcours », a déclaré sœur LaFrance.
Les débuts du pieu d’Oshawa
Les premières présidences de pieu dirigeaient des assemblées qui s’étendaient de Scarborough à Belleville à l’est, et jusqu’à Peterborough au nord. Les déplacements constants faisaient partie de leurs efforts pour soutenir les congrégations, amasser des fonds pour bâtir des églises, et enseigner aux membres, dont beaucoup étaient de nouveaux convertis, à mettre en œuvre l’ensemble du programme de l’Église.
Dans les années 1970 et 1980, ce programme allait au-delà des offices religieux hebdomadaires. Il incluait également des activités sportives, des productions théâtrales, des soirées dansantes, des collectes de fonds, des activités pour les jeunes, des excursions en camping, des voyages au temple de Washington, D. C., et la gestion de fermes d’entraide.
Pat Hamilton, une membre de l’Église de longue date, se souvient : « À une certaine époque, tout le monde s’entraidait parce que nous nous efforcions de faire grandir cette église. Nous connaissions chaque membre et nous savions sur qui nous pouvions compter. »
Sharon Lynch se rappelle le sentiment de convivialité qu’elle ressentait lors des visites au temple de Washington D. C. : « Il y avait toujours des rires et beaucoup à manger. Personne n’avait faim, et personne n’était seul. Nous nous soutenions les uns les autres. »
Témoignages de foi
Les entretiens menés à l’occasion de ce cinquantenaire ont mis en lumière de remarquables témoignages personnels de conversion à l’Évangile de Jésus-Christ.
Mike Cook a découvert l’Église à Oshawa en 1973 alors qu’il fréquentait Sandra Sayers, qu’il a par la suite épousée. Lorsqu’il a commencé à s'interroger sur l’Église à laquelle appartenait Sandra, cette dernière l’a invité à parler à son père, Earl Sayers. Mike se souvient des propos d’Earl : « Nous ne buvons pas d’alcool. Nous ne fumons pas. Nous versons 10 % de nos revenus à l’Église […] et ne touchez pas à ma fille. Si vous êtes toujours intéressé, deux jeunes hommes – des missionnaires – peuvent vous en dire davantage. »
Malgré le sermon laconique sur la dîme, la chasteté et les restrictions alimentaires de l’Église, Mike a commencé à s’entretenir avec les missionnaires et a changé ses habitudes. Plus tard, après avoir lu le Livre de Mormon, il a raconté : « J’ai pu m’agenouiller dans ma cuisine et [prier], et il m’est apparu très clairement que le Livre de Mormon était vrai. » Cette expérience lui a donné la foi nécessaire pour se faire baptiser, et il n’a jamais regretté son choix. Il a été président de pieu de 1995 à 2005.
Les membres de la famille Ulloa, composée de Celinda, la mère, de Justiano, le père, et de sept enfants, se sont joints à l’Église en Équateur en 1970 avant d’immigrer au Canada en 1972. Marcelo, un des enfants, se rappelle que les missionnaires dans leur pays d’origine avaient été des anges pour sa famille parce qu’ils lui avaient fait connaître l’Évangile. Une fois au Canada, les membres de la famille ont appris l’anglais et ont grandi dans leur nouvelle foi. Marcelo a même servi en tant que président de pieu de 2005 à 2014.
En repensant à la fête du 50e anniversaire du pieu et aux témoignages recueillis lors des entretiens, sœur LaFrance a déclaré : « Quand on observe la fidélité des membres – cette continuité au fil du temps – on constate qu’un thème récurrent de foi, de dévotion, de sacrifice et de service se dégage tout au long de cette histoire. »
Se centrer sur Jésus-Christ et servir son prochain
Pendant la réunion anniversaire, plusieurs présidents de pieu ont fait allusion à ce qu’ils avaient appris grâce à leur appel et aux messages qu’ils avaient tenu à transmettre à leurs congrégations.
« Avoir pu ressentir l’amour du Sauveur pour les gens est la plus grande leçon que j’ai tirée de mon appel », a expliqué Marcelo Ulloa. Son service, qui a duré neuf ans, était axé sur le thème « À la rescousse [des brebis perdues] ». Il a fait remarquer que beaucoup de personnes qui se sont éloignées de l’Église peuvent avoir l’impression qu’elles ne peuvent y revenir, qu’elles sont trop déconnectées. Pour leur faire comprendre qu’il n’est jamais trop tard pour raviver sa foi en Jésus-Christ, il a mis l’accent sur Matthieu 11:28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
David LaFrance, qui a occupé les fonctions de président de pieu de 2014 à 2020, a fait part d’un message semblable. Sa devise était « Chacun amène quelqu’un », ce qui suggérait la nécessité pour tous les membres de l’Église d’aller vers les autres afin de les inclure, de les soutenir et de les fortifier.
Bâtir une communauté grâce à la foi et au service
Pour l’actuel président de pieu, Carlos Hernandez, cet événement a été l’occasion de réfléchir à sa responsabilité de perpétuer l’héritage des pionniers et pionnières du pieu d’Oshawa. Il a évoqué leur « riche histoire de foi et de sacrifice » et a souligné que les membres d’aujourd’hui transmettent cet héritage en contribuant à établir le royaume de Dieu dans leur collectivité.
Au cours des dernières années, les membres du pieu ont mis un point d’honneur à s’investir dans leur région au moyen de projets de service, de collaboration multiconfessionnelle et en invitant le public à assister à des pièces de théâtre, à des cérémonies du jour du Souvenir, à des activités de loisirs, et à écouter la parole de Dieu dans leurs chapelles.
Les services de culte du dimanche dans le pieu d’Oshawa rassemblent maintenant des personnes venues du monde entier. Des membres et des visiteurs et visiteuses se rencontrent dans des églises situées à Pickering, à Oshawa, à Bowmanville, à Cobourg, à Peterborough et à Lindsay où ils sont chaleureusement accueillis et où ils reçoivent des enseignements sur Jésus-Christ et son Évangile.