Communiqué de presse

Un Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones renforce les échanges au Canada

Des membres autochtones de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, issus de communautés de partout au Canada, contribuent à façonner l’avenir de l’engagement auprès des Autochtones, du leadership et de la fraternité. Ils le font par l’intermédiaire d’un nouveau Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones (ILC) mis sur pied par la présidence de l’interrégion du Canada.

Créé à l’automne 2025, ce conseil rassemble des dirigeants et des dirigeantes autochtones et de l’Église et leur permet de partager leurs points de vue, d’échanger des conseils et de renforcer leurs liens. Son rôle consiste principalement à soutenir la foi en Jésus-Christ, à favoriser le leadership autochtone et à aider l’Église à mieux comprendre et servir les communautés autochtones partout au Canada.

Le conseil compte actuellement huit membres autochtones de l’Église qui représentent diverses nations et communautés aux quatre coins du Canada, notamment les Nations autochtones salish de la côte, les Pieds-Noirs, les Cris, les Anishinabés et les Mohawks.

Le leadership autochtone

James E. Evanson, soixante-dix Autorité générale et membre de la présidence de l’interrégion du Canada, a déclaré : « Contribuer à renforcer le rôle et les possibilités de leadership des Autochtones est un aspect important de la mission du conseil. Les membres autochtones possèdent des compétences uniques et efficaces qui peuvent contribuer à la direction de l’Église au Canada. »

« Nous souhaitons aider les dirigeants de l’Église à mieux connaître la culture des peuples autochtones afin de pouvoir les aider davantage en leur offrant plus d’occasions de servir », a fait valoir Elder Evanson.

En tant que présidente du conseil, Charity Fleming, membre anishinabée de la Première Nation de Wabauskang, a aidé le conseil à définir ses priorités. Celles-ci consistent notamment à mettre en relation les dirigeants autochtones de partout au Canada, à soutenir les activités de sensibilisation et de service pastoral, à repérer les occasions d’engagement humanitaire et à offrir des perspectives culturelles ainsi que des conseils aux dirigeants de l’Église.

« L’un des objectifs du conseil consiste à examiner comment les programmes et les ressources de l’Église peuvent venir en aide aux peuples autochtones dans leur contexte culturel », a expliqué Robert W. Mendenhall, soixante-dix d’interrégion et conseiller de la prêtrise pour l’ILC.

« Les membres du conseil font part des défis auxquels sont confrontées leurs nations et travaillent ensuite ensemble pour trouver des ressources et des approches susceptibles de renforcer les communautés autochtones, a ajouté Cindy Quinney, de la Nation crie des plaines d’Onion Lake. Ma participation au Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones m’a permis de rencontrer d’autres personnes qui partagent le même espoir et le même amour pour nos communautés. »

Parmi les autres membres du conseil, on retrouve : Sharon Olsen, de la Nation tsartlip des Salish de la côte; Grant Spotted Bull, de la Nation des Pieds-Noirs; Cindy Quinney, de la Première Nation d’Onion Lake; Anne Wildcat, de la Nation crie d’Ermineskin; Eric Michael, de la Nation crie de Beardy et d’Okemasis; et Timothy Lahache et Natalie Lahache de la Nation mohawk de Kahnawà:ke. Ces personnes apportent une vaste expérience en matière de direction au sein de l’Église et de la collectivité. Ils sont appuyés par des dirigeants de la prêtrise, notamment Elder Evanson et Elder Mendenhall.

Les fondements de la foi

Grant Spotted Bull a souligné à quel point, d’après son expérience au sein du conseil, la culture autochtone et la vie de disciple de Jésus-Christ s’harmonisent naturellement. « J’ai vu l’Esprit à l’œuvre, guidant les membres du conseil, et j’ai ressenti une profonde compassion – Kimmapaiiyiptssini en langue des Pieds-Noirs – alors que je m’efforçais de suivre les inspirations de l’Esprit et l’exemple du Sauveur », a-t-il déclaré.

Elder Evanson a expliqué qu’il avait constaté des points communs notables entre les traditions culturelles autochtones et les enseignements de l’Évangile de Jésus-Christ. « En approfondissant la connaissance de ces traditions et de ces expériences, les dirigeants de l’Église peuvent mieux comprendre la foi des membres autochtones », a-t-il indiqué.

« L’objectif principal du conseil est de mieux comprendre comment les membres autochtones et les amis de l’Église peuvent se rapprocher de Jésus-Christ en participant aux ordonnances, en contractant des alliances et en poursuivant l’œuvre du salut. Le travail du conseil vise avant tout à fortifier la foi », a ajouté Elder Mendenhall.

Pour sœur Quinney, l’un des moments les plus précieux des réunions du conseil se déroule avant même que la discussion ne commence. « L’une des choses que j’aime particulièrement, c’est lorsque nous prions ensemble pour demander des conseils avant de commencer nos rencontres », a-t-elle indiqué.

Un espace de partage

« Le Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones nous offre une tribune et un espace convivial où nous pouvons discuter ouvertement de la manière dont nous pouvons travailler ensemble, malgré toutes nos différences, a précisé sœur Quinney. Il nous donne l’occasion de faire connaissance, de collaborer dans le respect, d’échanger des idées et d’apprendre les uns des autres afin de mieux nous venir en aide mutuellement. »

Elder Mendenhall a expliqué que le conseil fonctionne selon le concept autochtone du cercle. Les membres mènent les discussions à tour de rôle, en veillant à ce que chacun et chacune ait l’occasion de s’exprimer. « Tous les participants sont sur un pied d’égalité, chacun est écouté, et tous s’entraident pour que chaque membre puisse se faire entendre », a-t-il expliqué.

Cette façon de faire a également marqué Elder Evanson. « Ces cercles permettent à tous les membres du conseil de s’exprimer et d’être entendus, a-t-il constaté. Les participants et participantes font part de leurs points de vue, de leurs expériences et de leurs histoires et s’écoutent attentivement les uns les autres. »

Les idées échangées lors de ces discussions en cercle alimentent le rôle consultatif du conseil. Elder Mendenhall a fait remarquer que ces discussions ont porté sur des sujets tels que la jeunesse autochtone, l’histoire familiale, les projets humanitaires, la participation aux ordonnances et les expressions de foi au sein des cultures autochtones.

« C’est un conseil où l’on souhaite véritablement que chacun soit entendu, a déclaré Elder Evanson. Nous pouvons certainement tirer des leçons de cette démarche. »

Le conseil contribue également à faciliter les rapports entre les dirigeants autochtones et ceux de l’Église. Frère Michael, qui est aussi premier conseiller dans la présidence du pieu de Saskatoon (Saskatchewan), a dit avoir constaté cette volonté d’apprendre lors de ses discussions avec Elder Evanson et Elder Mendenhall. « Leur humilité et leur désir d’apprendre de nous sont évidents dans nos échanges, et cela constitue une bénédiction particulière », a-t-il souligné.

Elder Evanson a reconnu l’importance de « comprendre les souffrances intergénérationnelles et de longue date subies par les peuples autochtones au Canada ». Les activités du conseil s’inscrivent dans le cadre des efforts continus des Canadiens pour faire avancer le processus de réconciliation, tel qu’il est décrit dans les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Un avenir commun

« Au cours de la dernière décennie, j’ai occupé de nombreux postes dans l’Église pour soutenir les peuples autochtones partout au Canada, mais je n’ai jamais été témoin d’un aussi grand élan spirituel que celui que je ressens aujourd’hui grâce au Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones », a indiqué sœur Fleming.

Elle soutient que ce qu’elle éprouve maintenant est différent. « Je ressens l’Esprit du Seigneur dans nos échanges, notre ministère, notre planification et notre collaboration. Cette œuvre reflète la promesse selon laquelle l’Évangile de Jésus-Christ est destiné à “toutes les nations, tribus, langues et peuples” (2 Néphi 26:13). Je crois que nous sommes témoins de la réalisation de cette promesse de manière bien réelle », a conclu sœur Fleming.

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