Communiqué de presse

Une société complète : la conférence de 2022

Miser sur le dialogue pour concilier religion et laïcité

« La liberté de religion est notre plus grande liberté. Elle sous-tend tous les autres droits », a déclaré, Irwin Cotler, le président international du Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne, lors de la conférence « Une société complète » (OWS) de cette année. Depuis 2013, cette conférence, organisée par le Groupe d’amitié parlementaire interconfessionnel multipartite et la Conversation interreligieuse canadienne (CIC), rassemble des Canadiens en vue d’un dialogue. En tant que membre de la CIC, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours soutient l’objectif de OWS de combler, par le dialogue, le fossé religieux et séculier afin de bâtir une société plus harmonieuse.

Le 11 mai 2022, la conférence « Une société complète » a débuté par une réception sur la colline du Parlement. Une quarantaine de parlementaires et de chefs religieux y étaient réunis pour donner le coup d’envoi de la conférence de deux jours. L’événement comprenait une présentation du rapporteur spécial des Nations unies, Ahmed Shaheed, et une table ronde sur le rôle des communautés religieuses dans la promotion de l’unité pendant la pandémie. La conférence virtuelle a permis aux participants d’entamer le dialogue sur la liberté de religion.

Sandra Pallin, la directrice nationale de la Communication pour l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et membre du comité directeur de OWS, a souligné ceci : « L’un des principes fondamentaux de notre foi est de revendiquer le droit de pratiquer notre culte selon les aspirations de notre conscience et de reconnaître ce même privilège à tous (voir Articles de foi 1:11). Les objectifs de “Une société complèteˮ sont cohérents avec notre conviction que nous pouvons – et que nous devons – continuer à explorer de nouvelles façons de vivre ensemble dans le respect et l’inclusion. La réussite de notre pays et de la religion en dépend. Le Christ a dit : “À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autresˮ (Jean 13:35). Grâce à “Une société complèteˮ, nous avons à la fois l’occasion de contribuer à une cause et d’apprendre les uns des autres. »

La promotion de la liberté de religion à l’étranger

Le 11 mai, M. Shaheed s’est adressé aux participants sur le thème suivant : « Le rôle du Canada dans la promotion de la liberté de religion et de croyance à l’étranger ». Cet événement était organisé en collaboration avec le Groupe d’amitié parlementaire interconfessionnel multipartite.

Lors du discours d’ouverture de la conférence, M. Shaheed a formulé des suggestions sur la manière de promouvoir la liberté de religion et de croyance à l’étranger :

  1. Prendre l’engagement de promouvoir et de respecter les droits de la personne localement et à l’étranger.
  2. S’efforcer de créer une synergie entre les divers éléments et programmes.
  3. Former de meilleures coalitions.
  4. Favoriser une surveillance accrue en matière de droits de la personne à l’échelle mondiale, en particulier sur la liberté de religion.
  5. Ne pas perdre de vue les multiples facettes de cette question dans ses efforts pour y apporter des solutions.
  6. Renforcer les capacités des communautés religieuses.
  7. Engager le dialogue et négocier avec ceux qui sont en désaccord avec nous.
  8. Adopter une approche nuancée et favoriser la compréhension.
  9. Se rappeler que les pays ne sont pas monolithiques. Écouter les communautés et commencer à bâtir là où elles en sont.
  10. Utiliser le développement comme outil.
  11. Miser sur l’éducation dans tous les domaines.
  12. Faire du Canada un refuge pour ceux qui sont confrontés à la persécution religieuse.

Le rôle des communautés religieuses dans la promotion de l’unité en période de pandémie

Le 12 mai, Sheba Birhanu, la directrice adjointe aux partenariats du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, a animé une table ronde sur le rôle des communautés religieuses dans la promotion de l’unité pendant la pandémie. La discussion a porté sur la façon dont la pandémie a souvent fait ressortir ce qu’il y a de mieux chez les Canadiens, mais elle a aussi mis en lumière et exacerbé les failles de la société, qui se sont traduites par des manifestations et des contre-manifestations parfois houleuses et amères.

Les participants ont discuté des façons dont les communautés religieuses pourraient apaiser ces divisions et faciliter la cohésion sociale et l’unité canadienne. Leur souhait était que les institutions religieuses s’écoutent, se comprennent et respectent les points de vue divergents.

Parmi les participants au groupe de discussion, notons John Longhurst, journaliste spécialisé en religion pour le Winnipeg Free Press; la docteure Joanne Langley, professeure à l’Université Dalhousie et coprésidente du groupe de travail sur le vaccin COVID-19; et Nina Karachi-Khaled, la présidente du Conseil canadien des femmes musulmanes.

Bruce Clemenger, de l’Alliance évangélique du Canada, a aussi animé une table ronde sur les apports des communautés religieuses pendant la pandémie.

Le président de l’Église, Russell M. Nelson, a enseigné que « Dieu aime tous ses enfants de manière égale ». Par conséquent, les membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours considèrent les rassemblements interconfessionnels comme une forme de réunions de famille auxquelles les enfants de Dieu peuvent prendre part en toute sécurité, dans le respect et l’amour.

Par Gail Newbold, du Conseil de la Communication du Canada

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