La journée internationale de la langue maternelle (IMLD), célébrée chaque année le 21 février, donne l’occasion aux membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours au Canada de souligner la diversité linguistique de leurs frères et sœurs dans l’Église. Cette journée a été instituée par l’UNESCO en 1999 et est officiellement reconnue au Canada en vertu de la Loi sur la journée internationale de la langue maternelle de 2023.
Compte tenu de la récente augmentation de l’immigration, plus de 12,7 % de la population canadienne parle désormais une langue autre que le français ou l’anglais à la maison. Cette diversité linguistique est également présente parmi les membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
Outre les congrégations anglophones et francophones, il existe actuellement 44 assemblées organisées selon leur langue au Canada. On compte vingt assemblées en espagnol, onze en tagalog, six en chinois (mandarin, cantonais ou une combinaison des deux), quatre en portugais, deux en coréen et une en ukrainien.
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- Les tuques rouges
- L’évêque Jaynas Prasad
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La paroisse hispanophone de Chinguacousy Park à Brampton, en Ontario
Jeffrey Barillas, l’évêque de la paroisse hispanophone de Chinguacousy Park dans le pieu de Brampton, en Ontario, est né au Costa Rica et a grandi au Canada. « Pour les immigrants, comme mes parents, pouvoir aller à l’église dans une langue qu’ils comprennent change tout », a-t-il expliqué.
L’évêque Barillas a souligné que le fait d’appartenir à une congrégation qui parle leur langue permet aux saints dont l’anglais est limité de servir et de participer pleinement à l’Église, d’assumer des responsabilités de direction et de fortifier leur foi. Les assemblées hispanophones sont un lieu où les membres de l’Église peuvent exprimer leur culture. « Nous organisons vraiment plus d’activités, a déclaré l’évêque. Nous dansons beaucoup, car cela fait partie de nos traditions latines. »
L’évêque Barillas a également expliqué aux nouveaux arrivants les bienfaits d’une congrégation hispanophone. « Les immigrants et immigrantes doivent trouver un logement et un emploi, et ils doivent apprendre à faire certaines choses, comme prendre l’autobus et inscrire leurs enfants à l’école. Et [la paroisse] compte des personnes qui sont déjà passées par tout ce processus. Les [immigrants] peuvent donc bénéficier d’un soutien concret. »
Les congrégations organisées selon la langue, a ajouté l’évêque, sont une partie de l’accomplissement de la prophétie scripturaire des saints des derniers jours : « Car il arrivera, ce jour-là, que chaque homme entendra la plénitude de l’Évangile dans sa propre langue et dans son propre langage » (Doctrine et Alliances 90:11).
Des saints et des saintes du monde entier prient et servent ensemble dans la paroisse de Brampton
Dans la paroisse anglophone voisine de Brampton, des membres de l’Église venus du monde entier se réunissent pour prier malgré les différences linguistiques et culturelles. Paul Senoron, qui est originaire des Philippines, fait partie de la présidence du collège des anciens. Il a indiqué que sa congrégation compte de nombreux nouveaux convertis venant d’Afrique et des membres originaires de l’Inde, du Pakistan, du Sri Lanka, des Philippines, d’Israël, d’Europe et d’Amérique latine.
Lorsqu’il y a « des visiteurs ou de nouveaux convertis qui ne parlent pas bien l’anglais, nous faisons appel aux membres qui parlent la même langue qu’eux et nous les invitons à se côtoyer », a relaté frère Senoron.
L’Église prend le travail de traduction au sérieux. Les Écritures et les documents pédagogiques de l’Église sont traduits dans plus de 115 langues. Les gens peuvent suivre les cours de l’École du dimanche avec les manuels rédigés dans leur langue maternelle. Lorsque le nombre de participants est suffisant, la paroisse de Brampton propose des cours dans d’autres langues. « À l’heure actuelle, nous offrons des cours de l’École du dimanche en twi pour les membres originaires du Ghana, en Afrique, et en hindi pour ceux et celles qui viennent de l’Inde et du Pakistan », a précisé frère Senoron.
Sayonara Oliviera, originaire du Brésil, sert dans l’Église à Montréal
Dans la paroisse anglophone de Montréal, qui fait partie du pieu de Mont-Royal, les membres de l’Église et leurs amis représentent près de 60 nationalités. Le pieu compte des congrégations francophones, hispanophones et sinophones. Sayonara Oliviera, dont la langue maternelle est le portugais, est arrivée au Canada en provenance du Brésil avec sa famille en 2022. Elle est présidente de la Société de Secours de pieu et supervise l’organisation des femmes de neuf assemblées de la région de Montréal.
La présidente Oliviera croyait que, lorsque sa famille arriverait au Canada, elle serait entourée de Canadiens de souche, mais elle s’est retrouvée dans un immense creuset de cultures. « Je pense que c’est une grande bénédiction, car parfois nous imaginons qu’il n’y a qu’une seule façon de faire les choses, et nous apprenons que d’autres pays font les choses différemment, et que cela fonctionne », a-t-elle expliqué.
Une prière prophétique
Lorsque Gordon B. Hinckley, alors conseiller dans la Première Présidence de l’Église, a consacré le temple de Toronto (Ontario) en 1990, il a prononcé une prière de consécration spéciale dans laquelle il a déclaré : « Cette nation a évolué en un lieu de rassemblement pour des personnes venues de nombreux autres pays. […] Beaucoup ont écouté le témoignage de tes serviteurs et ont eu la chance de connaître les principes et les ordonnances de ton Évangile éternel. Puisse leur nombre augmenter. » Trente-six ans plus tard, la prière du président Hinckley est devenue une réalité pour les membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dans tout le Canada.