Le son des tambours résonnait dans la salle culturelle de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours à Sidney, en Colombie-Britannique, alors que 35 jeunes Autochtones interprétaient des danses et des chants traditionnels devant plus de 100 invités lors d’un Rassemblement des Nations le 15 octobre 2026. Cette soirée réunissait des membres de la collectivité, autochtones et non autochtones, pour célébrer la culture, l’amitié et la bonne entente.
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Les organisateurs du rassemblement (de gauche à droite) : Patrick Leon, de la Première Nation des Katzies; John Carter, membre de l’Église et représentant de RJC Engineers; Sheila Horne, de la Première Nation des Tsawouts; et Sheila Flood, de la Société multiconfessionnelle de Victoria, lors d’une activité culturelle du Rassemblement des Nations à Sidney, en Colombie-Britannique, le 15 octobre 2026.
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Patrick Leon, organisateur et membre de la Première Nation des Katzies, accueille les invités à une activité culturelle du Rassemblement des Nations à Sidney, en Colombie-Britannique, le 15 octobre 2026.
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John Carter, représentant de RJC Engineers et membre de l’Église, prend la parole lors d’une activité culturelle du Rassemblement des Nations à Sidney, en Colombie-Britannique, le 15 octobre 2026.
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Coorganisée par RJC Engineers et la Société multiconfessionnelle de Victoria (SMV), l’activité visait à promouvoir la compréhension interconfessionnelle et la réconciliation au moyen d’échanges culturels et du renforcement des liens dans la collectivité.
Patrick Leon, gardien du savoir des Salishs de la Côte, défenseur de la culture et membre de la Première Nation des Katzies, a présidé le rassemblement. M. Leon réalisait ainsi un rêve de longue date : celui de réunir des personnes d'origines diverses pour partager un repas, nouer des liens d’amitié et assister à des danses traditionnelles exécutées par de jeunes Autochtones.
S’adressant à l’auditoire, M. Leon a déclaré : « Ces jeunes sont comme mes propres enfants. Nous nous considérons comme une famille. Nous méritons tous de vivre dans un climat d’amour et de respect, et ce soir, vous allez entendre, voir et ressentir quelque chose de particulier. Voici leur histoire. »
Sheila Horne, de la Première Nation des Tsawouts, et May Shihadeh, présidente de la SMV, ont organisé un souper communautaire avant que les jeunes artistes ne montent sur scène. Parmi les chansons interprétées, mentionnons « Against the Tide », « On the Hunt », « Sasquatch Song » et « Victory Song », dont certaines ont été composées par les jeunes eux-mêmes.
John Carter, un membre de l’Église et représentant de RJC Engineers qui a contribué à l’organisation de la rencontre, a déclaré : « Cette soirée a été l’occasion de mettre en valeur la fierté de la culture et de l’identité. Les jeunes ont fait preuve d’audace et n’ont pas hésité à faire découvrir leurs traditions par le chant et la danse. »
Sheila Flood, directrice générale de la SMV, a fait part des répercussions du rassemblement tant sur les artistes que sur les invités. « Ce fut une expérience extraordinaire et un honneur de partager un repas ensemble et d’être témoin du pouvoir de guérison que l’apprentissage de ces traditions procure aux jeunes », a-t-elle expliqué.
Ted Murray, premier conseiller dans la présidence du pieu de Victoria (Colombie-Britannique), a commenté le message véhiculé par ces prestations. « Par leurs tambours, leurs chants et leurs danses, ces remarquables jeunes nous disent : “Venez vous joindre à nous. Agissons ensemble. Cherchons à nous comprendre les uns les autres. Ramons dans la même directionˮ, a-t-il déclaré. Nous devons les écouter et les aimer. »
Pour Patrick Leon, qui encadre ces jeunes depuis des années, ce rassemblement a marqué une étape importante vers une meilleure connaissance et une réconciliation. « Pour guérir, nous devons nous comprendre mutuellement. Jouer du tambour et chanter font partie de cette démarche. Nous partageons notre culture avec vous dans l’espoir d’être acceptés. Le simple fait d’être ici et de nous exprimer de cette façon représente un pas de géant pour nos jeunes. »
L'organisation de cette activité dans un lieu de culte de l’Église atteste de la volonté de celle-ci de soutenir les jeunes, de promouvoir le respect et de tisser des liens avec les communautés autochtones. En 2025, la présidence de l’interrégion du Canada a mis sur pied un Conseil des dirigeants et dirigeantes autochtones afin de consolider son engagement auprès de ces peuples et de ces communautés partout au Canada. Le Rassemblement des Nations constituait une avancée importante à cet égard.
Le président de l’Église, Dallin H. Oaks, a enseigné que « le fait de savoir que nous sommes tous enfants de Dieu nous donne une vision divine de la valeur de chacun et la capacité de nous élever au-dessus des préjugés » (conférence générale d’octobre 2020). Des rassemblements comme celui-ci offrent à des personnes d’horizons différents l’occasion de mieux faire connaissance, de nouer des liens d’amitié et de célébrer la richesse des cultures autochtones.
Les jeunes ont continué à chanter, à jouer du tambour et à danser longtemps après que les tables et les chaises eurent été rangées. Leur enthousiasme témoignait de l’esprit de la soirée et de l’importance d’offrir aux membres autochtones et non autochtones de la collectivité des occasions de se réunir, de faire connaître leurs traditions et d’apprendre les uns des autres.