Dans une courte vidéo, D. Martin Goury, premier conseiller dans la présidence de l’interrégion du Canada de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a fait l’éloge du multiculturalisme et de l’esprit de solidarité du pays, affirmant que « le Canada est rempli de gens formidables ». Il a exhorté les saints et les saintes des derniers jours à « profiter de cette bénédiction » qu’est la diversité culturelle « et à la chérir ». Il a ajouté que, même si les membres de l’Église « n’ont pas le même aspect physique et ne parlent pas la même langue, ils ont tous embrassé l’Évangile de Jésus-Christ ». Il a rappelé aux saints canadiens qu’ils ne sont « plus des étrangers, mais des concitoyens ».
Originaire de Gagnoa, en Côte d’Ivoire, Elder Goury s’est joint à l’Église pendant ses études à Londres, au Royaume-Uni. Son expérience professionnelle englobe l’ingénierie et la gestion de projets, ainsi que le service pour l’Église. Il a servi à titre de président de la mission de Cotonou, au Bénin (de 2017 à 2020), puis comme soixante-dix d’interrégion. Il a été soutenu en tant que soixante-dix Autorité générale en avril 2024. D. Martin Goury, Vern P. Stanfill (président) et James E. Evanson (deuxième conseiller), forment la présidence de la nouvelle interrégion du Canada.
L’équipe de la Salle de presse du Canada a invité Elder Goury à lui faire part de ses réflexions sur son nouveau rôle auprès des communautés canadiennes. Dans cette entrevue, il décrit les principes qui sous-tendent son ministère, notamment sa conviction d’être un enfant de Dieu, sa confiance dans le Seigneur, sa diligence et sa persévérance. Il explique que les années qu’il a passées à vivre et à servir dans plusieurs pays l’ont aidé à comprendre les défis liés à l’adaptation à d’autres cultures et lui ont appris à s’en remettre au Sauveur lorsqu’il se sentait peu qualifié.
Entrevue
Quels principes directeurs ou quelles expériences tirées de votre vie et de votre ministère ont le plus marqué votre leadership?
Mon leadership est avant tout influencé par une compréhension claire de mon identité personnelle d’enfant de Dieu. Savoir qui je suis à ses yeux me donne une direction, de la confiance et de l’humilité dans mon service envers les autres.
J’ai aussi appris à m’en remettre au Seigneur pour tout, particulièrement quand la voie semble incertaine. Les versets 5 et 6 du chapitre 3 du livre des Proverbes ont toujours été pour moi un guide, me rappelant que lorsque je me confie au Seigneur, il guide mes pas.
Je crois profondément que, tout en faisant preuve de foi, nous devons travailler fort mais avec sagesse, et ne jamais abandonner, en ayant confiance que le Seigneur honore la diligence et la persévérance (voir Galates 6:9).
Plusieurs expériences dans ma vie et mon ministère ont renforcé ces principes. Vivre dans des pays étrangers et découvrir d’autres cultures m’a aidé à comprendre les difficultés auxquelles de nombreux membres sont confrontés lorsqu’ils s’adaptent à un nouvel environnement.
J’ai également eu l’occasion de servir alors que je me sentais inexpérimenté, ce qui m’a enseigné que le Seigneur qualifie souvent ceux et celles qu’il appelle (voir Éther 12:27). Le fait de devoir déménager régulièrement d’un pays à l’autre et de recommencer à zéro, souvent à cause de décisions indépendantes de ma volonté, a raffermi ma confiance dans le Seigneur et m’a confirmé que la foi en lui est source de stabilité même au milieu des changements (voir 1 Néphi 3:7).
Quels sont vos priorités ou vos espoirs pour les membres et les communautés au Canada?
Je souhaite que les membres de l’Église au Canada soient unis dans le Christ et avancent ensemble avec foi et détermination. L’unité, quand elle est centrée sur le Sauveur, nous permet d’affronter les difficultés avec courage et espoir (voir Mosiah 18:21).
Je prie pour que les membres accueillent à bras ouverts toutes les personnes qui se joignent à eux et s’acceptent les uns les autres, malgré les différences d’origine, de culture ou d’expérience, comme le Christ lui-même nous a enseigné à nous aimer les uns les autres (voir Jean 13:34-35).
J’espère également que les membres continueront de voir en Jésus-Christ la solution à toutes leurs préoccupations. Je les exhorte à suivre le conseil souvent donné par le président Oaks : considérer Jésus-Christ comme notre fondement sûr en période d’incertitude. Lorsque le Christ occupe le centre de nos vies et de nos communautés, nous pouvons aller de l’avant avec confiance et sérénité.
Quel est, selon vous, votre rôle dans la promotion de l’unité entre les assemblées de saints des derniers jours?
Je considère que mon devoir consiste à inviter les membres de l’Église à mettre de côté leurs différences pour se concentrer sur ce qui les unit, c’est-à-dire leur foi en Jésus-Christ. Chaque personne est une fille ou un fils bien-aimé de notre Père céleste. Lorsque nous reconnaissons cette identité divine commune, nous sommes en mesure de cultiver le respect, la compassion et la compréhension (voir Galates 3:26-28).
Les différences sociales, culturelles ou politiques ne devraient jamais créer de division entre nous, car le Sauveur a enseigné que la discorde ne vient pas de lui (voir 3 Néphi 11:29).
Je m’efforce aussi d’encourager les membres à participer activement à l’édification de Sion là où ils se trouvent, dans leur paroisse, leur branche et leur collectivité. C’est en servant ensemble, en nous instruisant mutuellement et en œuvrant à la réalisation d’objectifs spirituels communs que nous renforçons notre unité (voir Doctrine et Alliances 38:27). Cela fait de nous un peuple plus fort et davantage centré sur le Christ.
Elder Goury a exprimé son désir que les congrégations du Canada « soient unies dans le Christ », qu’elles accueillent les personnes d’origines différentes et qu’elles bâtissent une collectivité centrée sur le Christ en s’aidant et en s’édifiant mutuellement.