Communiqué de presse

Une grand-mère métisse et sainte des derniers jours crée l’unité canadienne grâce à son art textile

Linda Shaver Angus, une éminente artiste canadienne et membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a récemment terminé la confection du dessus d’une courtepointe nommée « L’unité canadienne ». Elle considère cette pièce comme la plus grande réalisation de toute une vie passée à travailler avec des tissus. Cette pièce complexe est vraiment un chef-d’œuvre, l’essence même de la créativité d’Angus.

« Une grande partie de cette courtepointe a été créée grâce à l’inspiration que j’ai reçue », a dit Angus. « Lorsque je cherchais comment créer chaque carré […] j’attendais la confirmation divine […]. Parfois, l’inspiration me venait pendant que je dormais. J’ai laissé ces idées guider mon processus créatif. »

Angus est membre de la nation métisse. Ses racines sont profondément ancrées dans la colonie de la Rivière-Rouge, qui comprend ce qui est maintenant Winnipeg et un rayon de 80 km de terres autour, dans le sud du Manitoba.

Quoique le dessus de la courtepointe « L’unité canadienne » ait pris vingt-deux ans à réaliser, Angus se sentait motivée, voire poussée, à la terminer une fois commencée. Elle se sentait encouragée par l’Écriture. Angus affirme que sa foi en Jésus-Christ l’a aidée à terminer cette immense œuvre d’art, et elle associe son bien-être mental, spirituel et physique à la fabrication de courtepointes et au perlage.

Angus a formulé une invitation implicite à l’unité dans sa courtepointe, convaincue que le fait « de regarder et de voir » contribuera à tisser des liens. Elle décrit avec éloquence les milliers de perles de rocaille en verre incandescent qui couvrent le dessus de la courtepointe comme des symboles de l’étendue du territoire du Canada et de ses habitants. Angus voulait que la courtepointe soit belle, significative, inspirante et unificatrice – et c’est le cas. Elle prévoit que, lorsque la courtepointe sera matelassée et assemblée, elle pourra être exposée et faire l’objet d’une tournée.

« Elle pourrait apporter des sentiments d’unité et d’amour à ceux qui la verront. J’ai le sentiment que cette courtepointe n’a jamais été pour moi », explique-t-elle. « Elle est pour le Canada, et elle vise à montrer l’amour de tous les Canadiens pour notre territoire. » Elle a l’intention d’accompagner la courtepointe d’un livret, avec des descriptions détaillées et des photos en couleur, pour la tournée. Elle poursuit en exprimant sa gratitude pour sa famille proche qui la soutient merveilleusement dans la réalisation de son travail de courtepointes.

La courtepointe mesure trois mètres de large et un peu plus de quatre mètres de long. Chaque province et chaque territoire canadien est représenté par un carré. Angus les a rassemblés autour d’un carré central représentant les bâtiments du Parlement d’Ottawa, en Ontario. (Vous trouverez la série complète de photos en gros plan montrant tous les détails, prises par la photographe Joanne Coleman, sur le site Umbrella Tree Photography.)

Angus, une artiste chevronnée, a créé de magnifiques ornements qui composent le dessus de la courtepointe. Chaque appliqué individuel est taillé et cousu à la main, en relief, matelassé et agrémenté de perles. Les appliqués sont des symboles familiers et évocateurs pour tous les Canadiens : des pommes de terre et des phares pour l’Île-du-Prince-Édouard, des champs de blé et un bison pour les Prairies, le Bouclier canadien rocheux pour l’Ontario et le Québec, et toutes sortes d’êtres vivants – des créatures marines, des ours polaires, des orignaux, des castors, et aussi des arbres, des totems, des aurores boréales, des feuilles d’érable. S’y mêlent des images entrelacées représentant les peuples autochtones du Canada : les Premières Nations, les Inuits et les Métis.

Angus estime que la confection du dessus de la courtepointe a demandé plus de 100 000 heures de travail, des heures nécessaires à la recherche et à la conception des éléments complexes de la courtepointe, à la couture, au point à la main et au perlage. Tout cela a exigé un effort herculéen de sa part et l’aide occasionnelle de sept bonnes amies de son groupe de courtepointe qui ont donné de leur temps.

Une courtepointe est traditionnellement composée de trois couches de matériaux textiles. L’étape finale consiste à coudre une doublure en tissu au dos et à lier les couches séparées avec des points forts – point d’échelle, point de feston et autres points de broderie. Une fois le dessus de la courtepointe matelassée et la doublure arrière en place, l’œuvre « l’unité canadienne » d’Angus sera terminée.

La confection de courtepointes est une tradition forte dans l’Église depuis plus de 150 ans, peut-être parce que le mot « courtepointe » évoque des pensées nostalgiques et des sentiments de sécurité, de chaleur, de confort et d’unité familiale. La courtepointe créée par Angus est emblématique de tout cela et, naturellement, d’unité.

Les dirigeants de l’Église nous enseignent que, en tant que disciples du Christ, nous devons toujours rechercher l’unité, particulièrement dans les temps difficiles. À la conférence générale d’octobre 2020 de l’Église, Elder Quentin L. Cook, du Collège des douze apôtres, a enseigné ceci : « Unité et diversité ne sont pas des opposés. Nous pouvons parvenir à une plus grande unité en favorisant une atmosphère d’accueil et de respect de la diversité » (« Nos cœurs enlacés dans l’unité et la justice »).

Nous avons tous des talents, des capacités et des ressources qui nous sont propres. Que pouvons-nous faire individuellement qui pourrait nous aider à nous rapprocher de l’objectif important qu’est la réalisation de l’unité canadienne?

Par Karen Pruden Shirley, Coordonnatrice des canaux de communication de l’Église au Canada

Remarque concernant le nom de l’Église:Quand vous parlez de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, veuillez utiliser le nom complet de l’Église la première fois que vous la mentionnez. Pour avoir plus de renseignements sur l’utilisation du nom de l’Église, consultez notre Guide de rédaction.